Artiste du mois de Mars 2010
Amélie Brisson-Darveau

Son parcours

 

Née au Québec en 1976, Amélie Brisson-Darveau vit et travaille à Montréal. Elle termine actuellement sa maîtrise (Studio arts, programme fibres) à l'Université de Concordia au département de Fiber Art. Elle a auparavant obtenu un Baccalauréat en Art Médiatique et Visuel à l'UQAM, et a aussi reçu un second Baccalauréat en Travail Social à l'Université de Montréal.

 

Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions, lieux et événements, incluant le centre d'art Engramme en Suisse, le Truck Contemporary Art à Calgary, la Biennale Internationale du Lin de Portneuf, le Gladstone Hôtel à Toronto, la maison de la Culture de Côte-des-Neiges, Diagonale et Dare-Dare à Montréal.

 

Amélie est aussi récipiendaire d'une bourse du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC) et du Conseil des Arts du Canada.

 

 

Sa pratique

 

Sa pratique artistique varie de la vidéo à l'installation, en passant par la performance. Sa recherche particulière en relation avec les fibres questionne l'identité, l'environnement social, l'occupation de l'espace et le mouvement.

 

Utilisant le tissu et les fibres comme matériaux et métaphore, elle explore à travers des actions performatives, les relations humaines dans le temps et l'espace.

 

Dans Ombres à porter, Amélie trace l'ombre de ses amis pour en faire des patrons de vêtements qu'elle confectionne par la suite. De ces formes fluides, abstraites, elle crée des vêtements fantaisistes, improbables, inutilisables, dont la matérialité renvoie au réel, mais dont l'usage ne peut subvenir que dans un espace imaginaire. Le public qui se tient devant ses pièces aperçoit son ombre projetée, flottante et il peut ainsi essayer les vêtements.

 

«Je conçois l'ombre comme une forme toujours en mouvement se rapprochant de la chorégraphie. Parfois je me plais à l'imaginer comme une petite scène portative (me suivant comme un petit nuage) qui crée les images en mouvement sous forme de danse.»

 

Le rapport au corps est essentiel dans le travail d'Amélie, puisque ses actions ficellent les éléments de l'installation. Elle privilégie une méthodologie excessive de déconstruction et de reconstruction pour transformer, créer et initier une recherche de mouvement. Par des composantes liées à la cartographie, aux réseaux et à l'architecture, ses installations mènent souvent à des actions performatives : « J'utilise mon corps pour traverser mes constructions. »

 

 

À propos du Volet soutenance de Diagonale

 

Avec son volet soutenance, Diagonale encourage et soutient les artistes terminant leur maîtrise.

 

En effet, le Centre réserve une plage horaire de trois semaines, au printemps de chaque année, pour des étudiants qui souhaitent présenter leur exposition de maîtrise.

 

Diagonale diffuse le travail des artistes en arts visuels dont la pratique se démarque par l'utilisation de techniques ou concepts relevant du domaine des arts de la fibre. Dans cette catégorie, la fibre désigne toute matière filamenteuse de forme allongée, d'origine naturelle ou non, qui entre dans la composition d'un corps ou d'un objet. Ses qualités tactiles ainsi que sa structure molle et flexible constituent des potentialités spécifiques indéniables. En prenant compte du concept fibre on doit ajouter les possibilités d'intégration de techniques et de matériaux propres à d'autres pratiques. On retrouve en art des fibres des œuvres de peinture, sculpture, installation, vidéo et performance.

 

Prochaine date de tombée pour participer à ce volet, le 15 avril 2010

 

Horaire de l'exposition (jusqu'au 6 mars) :

 

Du mercredi au samedi de 12h à 17h

 

 

Plus d'infos

 

Sa fiche sur Artère

 

Site Internet de Diagonale

 

 

 

(Texte publié par Bertrand Breuque le 1er Mars 2010. Sources :Diagonale. Tous droits Artère)