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Eat, prey, lust (Résidence Instagram)

Eat, prey, lust (Résidence Instagram)

Le projet de résidence instagram Eat, prey, lust est une satire sur le self-care occidentale. Les deux membres du collectif Gaslighting Joy, Sophie-Anne Bélisle et Fadwa Bouziane, l’une établie à Montréal (QC) et l’autre à Squamish (BC), se feront livrer l’une à l'autre des bouquets de fleurs. Les artistes utiliseront les bouquets comme accessoires dans leurs performances afin de dialoguer entre elles sur la plateforme.

Dans ce projet, chaque performance critique le self-care occidental tout en proposant des solutions absurdes permettant d’imaginer des formes de self-care plus radicales. La résidence Instagram s’ouvrira par l'idée du bonheur eurocentrique qui maintient le statu quo d’une société patriarcale colonialiste, tel que théorisée par Sara Ahmed. Les artistes observeront ensuite comment la colère, une émotion habituellement perçue comme négative, peut être au contraire une forme de care. Cette recherche sera basée sur le texte The Uses of Anger d'Audre Lorde. Le projet se terminera sur la théorie de la honte. Eat, prey, lust s’axe sur les différents moyens de réapprivoiser la honte afin qu’elle amène à des désirs auto-érotiques, tels que l’écrivent Eve Kosofsky Sedgwick et Paul B. Preciado.

Gaslighting Joy, est une collaboration entre les artistes Sophie-Anne Bélisle et Fadwa Bouziane. Par le passé, elles ont travaillé sur des projets intégrant l’art à l'espace public, notamment pour le projet 1-800-POESIE lors de la 16ème Biennale nationale de sculpture contemporaine à Trois-Rivières et État/Transmutation, installation réalisée dans le cadre de la 5ème édition d’Art Souterrain à Montréal. En intégrant des micro-interventions artistiques dans leur quotidien, elles créent des espaces de redéfinition du bonheur qui résiste aux normes imposées par le capitalisme patriarcal.

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