Retour à la liste

Provoquer | États fluides : entre la dureté du faire et la délicatesse des fards à joues

Provoquer | États fluides : entre la dureté du faire et la délicatesse des fards à joues

Provoquer | États fluides : entre la dureté du faire et la délicatesse des fards à joues

Maude Arès et Massimo Guerrera

Commissaire : Marthe Carrier

 

Du 3 septembre au 23 octobre 2022

 

La Galerie d’art Stewart Hall est heureuse de présenter Provoquer | États fluides : entre la dureté du faire et la délicatesse des fards à joues, en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal et la Galerie B-312, qui, pour célébrer son trentième anniversaire, a invité Maude Arès, une artiste de trente ans et Massimo Guerrera, un artiste de trente ans de carrière, à explorer le temps comme matière de la pratique.

 

Ils ne se connaissaient pas avant cette invitation. De cette inconnaissance même, se traçaient les premiers ancrages de leur proposition. Des promenades, dans les alentours de leurs ateliers, ont posé l’amorce d’un travail collaboratif. À même ces déambulations, ces apprivoisements, la cueillette d’objets est devenue une manière de questionner les vitalités matérielles, leurs transformations et axes de circulation.

 

Ces objets oubliés, abandonnés, jonchant les abords d’une rue ou d’une voie ferrée, sont toujours chargés. Ils transportent leur histoire propre, mais ils en acquièrent une nouvelle, dès lors qu’ils sont choisis puis ordonnancés.Ramenés dans l’espace d’atelier, ils s’entremêlent à l’argile, au bois, à l’huile, aux bouts de ficelle, déjà amassés. Dans ces regards attentifs aux silences et aux bruits des choses, des découvertes. Fluidité, fragilité, malléabilité. Dureté,rugosité, résistance.

 

Dans ce continuum de temps, de matières et d’espaces, des complicités s’installent. Les artistes trient, classent, soignent, façonnent et assemblent ces presque rien. Au cours de ce processus fluide de collaboration, des liens invisibles se tissent. Souffle, présence. Deux pratiques, deux artistes, en croisée. De ces moments-échanges, émergent des sculptures-fluides, des sculptures-suspendues et des sculptures-outils, ces dernières servant à tracer de grands dessins-paysages qui se déploient dans l’espace de la galerie.

 

Ces objets poétiques sont éminemment politiques. Que révèlent ces friches jonchées de débris ? À quel moment un objet devient-il un cercle de vie plutôt qu’un rebut ? De quelle manière et que consommons-nous ? En quoi cet acte de collecte et d’assemblage devient-il un marqueur de temps, singulier, extensible et compressible à la fois ? Que recèle cette proposition modulée à quatre mains, dont la forme n’est jamais définitive, toujours en mouvement ?

 

À la Galerie d’art Stewart Hall, dans la poursuite de cette exploration sur les formes collaboratives, les artistes invitent à leur tour l’une des commissaires du projet, Marthe Carrier, à prendre part au dialogue et à s’immiscer dans la mise en espace de l’installation.

 

VERNISSAGE : Jeudi 8 septembre 2022, 18 h | 19 h – Rencontre performative 

Retour à la liste